Death Valley to Bishop

Death Valley
Vendredi 16 décembre 2011

LE MARDI 20 DECEMBRE

Plan du trajet : cliquez ici.

Réveil en douceur dans notre bel hôtel casino. On en profite pour se taper un copieux petit dèj’ qui d’après mes souvenirs était bien bon. Pis faut prendre des forces avant d’attaquer la Death Valley ! La serveuse – qui n’est pas toute jeune – est très sympa. Elle devine facilement qu’on va visiter la Death Valley (ce n’est pas non plus comme si il y’avait grand chose d’autre à faire dans le coin). Elle nous donne 2 ou 3 conseils pour la route, et nous rappelle de bien faire gaffe avec les limitations de vitesse sur la route.
Le sheriff du coin est tatillon apparemment ! Elle nous refile aussi quelques adresses, des trucs à voir et des endroits où manger. On prend tout ça de bon cœur , même si vu notre planning, on doute qu’on pourra faire tout ça.

Notre hôtelL'hôtelLa décoVroum vroum

 

 

 

 

 

Il fait maintenant jour, et on découvre enfin l’hôtel et ses alentours. En fait, c’est plutôt mignon. Il y’a un petit étang et un coin verdure derrière l’hôtel avec quelques canards. De nuit, on ne voyait rien forcément. De l’autre côté, côté route, c’est plus désert. Il y a 2 ou 3 bicoques en face mais ça ne respire pas la vie. On voit loin partout autour, même si il n’y a rien à voir. C’est plat.

RienLe petit étangCoin coinMeuh

 

 

 

 

 

On se met en route, on respecte les limitations de vitesse – mais on le faisait de toute façon, régulateur de vitesse power ! Le paysage commence à changer, ce n’était pas super humide avant mais là ça devient vraiment secos. Les montagnes pointent le bout de leur nez. On finit par retrouver un bon tas de touristes, notamment les bus français. On y est. Sur ce premier arrêt on commence à avoir un aperçu de ce qui nous attend. Niveau paysage mais aussi niveau température !

On continue la route jusqu’au centre des Rangers, on arrive vers midi. Je ne sais plus trop comment on s’est démerdé, mais on est arrivé avec les réserves d’eau quasiment à zéro. Les Rangers nous recommandent comme à chaque fois d’attendre un peu. Midi, pas le meilleur moment pour se lancer dans une rando. Surtout que celle qui nous intéresse est dans un endroit très peu ventilé, donc il fera bien chaud. On demande où on peut recharger les bouteilles, les Rangers nous donnent une direction.

Problème : on ne trouvera pas de fontaine. On ira se renseigner au bureau de poste du coup, qui aurait du être près de la fontaine. La dame, très gentille, nous propose de remplir nos bouteilles. Je lui dis qu’on a pas mal de bouteilles mais elle s’en fiche. Vraiment sympa. On repart donc avec un stock de flotte. Sinon c’était la boutique du coin avec ses tarifs pour milliardaires.

Hop, en route pour le point de départ de la rando. Elle n’est pas spécialement longue (surtout par rapport à Zion) donc on part confiant. Les Rangers ne s’étaient pas foutu de nous : il fait bien chaud et pas un poil de vent. On marche à l’ombre tant qu’on peu mais il n’y en a pas beaucoup. Quelques aventuriers grimpent sur les collines qui entourent notre chemin. On finira par arriver à un endroit avec plusieurs chemins possibles… Mais ce n’est pas vraiment bien indiqué pour la suite. Du coup, et comme on estime être arrivé à bon port, on attaquera le chemin retour. Même si ce n’est que du plat, la chaleur rend le tout assez épuisant.

Death ValleyEn routeLa fine équipeDeath Valley

 

 

 

 

 

Sylvestre, au topVue d'en hautJo en mode camouflageIl fait trop chaud

 

 

 

 

 

On repassera au centre des Rangers, et cette fois-ci, on fera un arrêt à la boutique. Manger une glace sous cette chaleur, ça n’a pas de prix.
On reprend ensuite la voiture (clim à fond après le chaud, c’est génial !) pour aller voir une étendue pleine de sel. Vu de loin, c’est tout blanc. Une fois sur place, c’est du sel un peu crade en fait. Mais on goute. C’est bien du sel.

On continuera vers « Badwater », le point le plus bas sous le niveau de la mer aux Etats-Unis. Il y a des petites flaques d’eau mais il fait tellement chaud que ça s’évapore à peine sorti du sol. Et hop, voilà le sel !

Du sel de GuérandeEncore du selUn peu d'eauToujours du sel

 

 

 

 

 

On repart sur la route en passant devant des collines très colorées. (Je ne vais pas pouvoir vous citer le nom des roches mais ce n’est pas vilain). Ça s’appelle Artist’s Palette, ça veut tout dire.

On enchainera avec une petite pause près des dunes. Ça a beau être un désert, c’est le seul endroit où il y a vraiment du sable.

BadwaterC'est pas tout platArtist"s PaletteArtist"s Palette

 

 

 

 

 

Mustard quelque choseDes dunesA la coolLa route

 

 

 

 

 

Avec tout ça, on arrive déjà bien à la fin de l’après-midi, et on doit encore faire pas mal de route. On décide tout de même d’aller voir un dernier coin : Aguereberry Point. Un endroit qui nous fait faire un détour mais c’est en hauteur, on devrait profiter d’une belle vue. Ca porte le nom d’un mec qui était fan de l’endroit et qui s’est débrouillé pour faire un chemin afin que le plus grand nombre puisse y aller. Sympa le type !

Ça démarre avec une vraie route, puis une route un peu plus roots et ça finit carrément avec du chemin de piste. La voiture sera dans un bel état après ça ! Déjà que depuis Monument Valley elle était bien crade ! En plus ça n’avance pas sur ces routes !
Mais la vue une fois en haut, comme bien souvent, vaut le détour. Et en plus, il n’y a personne. Encore une fois, c’est impressionnant de voir l’étendue de la Death Valley.

La titine, toute saleVue d'en hautAu top !Humour sale

 

 

 

 

 

Bon avec ce détour, on commence à se dire qu’il va falloir prendre de l’essence. Ça tombe bien il y a une station dans Death Valley, sur notre route. Ça sera surement un peu plus cher, mais pas trop le choix. En voiture Simone !

A fond la caisse !

 

 

 

 

 

Problème : la station en question n’a plus que du diesel… Ah… Bon… Bah on continue de toute façon.

Il commence à faire sombre. On garde les yeux rivés sur la jauge d’essence. La route est assez montagneuse en plus, ce qui n’arrange rien.

Ça y’est il fait complètement nuit. On a connu plus folle ambiance dans la voiture. La perspective de tomber en panne d’essence au milieu de nulle part, en pleine Death Valley ne nous enchante pas vraiment. On commence à envisager sérieusement quoi faire en cas de panne.

Vous allez tomber en panne ici !

 

 

 

 

 

Arrive le « biiiip » qui indique qu’on vient d’arriver sur la réserve…

Il y a une voiture au loin devant et une autre un peu plus proche derrière. Si jamais on est a sec, on klaxonnera, on fera des appels de phares, on agitera les bras. Bref, tout pour être vu et pour que quelqu’un s’arrête. Après faudra une âme charitable pour nous déposer à une station.
On programme le GPS pour la station la plus proche. Ce n’est pas super loin mais on est sur la réserve depuis un bon bout de temps, et ce n’est pas tout plat. On se persuade que ça tiendra bien jusque là et on fixe les kilomètres sur le GPS qui ne défile pas assez vite.
On va tout de même rouler pendant une bonne heure dans ces conditions.

Gros soulagement quand enfin on arrivera à la station essence, juste avant la ville de Lone Pine (voir la station qui nous a sauvés).
Le moral remonte d’un coup ! On s’enfile chacun un hot dog (les derniers) et on en profite même pour nettoyer un peu la titine, fous que nous sommes.

Elle l'a bien mérité

 

 

 

 

 

On repart après cette petite pause bien méritée pour continuer vers Bishop, ville qu’on avait repérée pour passer la nuit. Pas parce qu’on connait, mais parce que c’était situé à bonne distance entre 2 étapes. Au passage, on traverse Lone Pine qui a l’air d’être un bled plutôt sympa. Enfin c’est peut être le simple fait de voir une rue avec des maisons après avoir roulé dans le désert.

Mais Bishop aussi a l’air sympa. Une grande rue principale, avec des motels, quelques bars (assez rares) et pas mal de diner et de trucs pour bouffer. Bon en même temps, on est mardi. Normal qu’il n’y ait pas foule non plus.

Mission classique : trouver un motel. Et comme d’habitude, on va galérer. Après s’être fait recaler de plusieurs motels, on va se retrouver à l’autre bout de la ville, près du Vagabond Inn (un nom qui n’inspire pas confiance, voir ici). Pendant que Laurent se renseigne pour voir s’il y a de la place, on l’attend sur le trottoir d’en face. La flemme de garer la voiture pour se faire jeter !

Grosse erreur : je n’ai pas vu le marquage au sol, mais il est rouge.
Hop, ni une ni deux, une voiture de flic se gare derrière. Super Sheriff sort lentement, se pause pour regarder la plaque, utilise son talkie et vient me demander pourquoi je suis là. Je lui explique et il me demande gentiment mais fermement d’aller quand même me garer en face.

J’ouvre donc d’un coup ma portière pour le projeter en arrière, pendant que Jo s’occupe de lui piquer sa voiture de police. On démarre en trombe et on a tout juste le temps de récupérer Laurent. Au passage, on roulera sur le Sheriff en tirant des coups de feu en l’air.

Non, bien sur, je me suis garé bien sagement en face. Laurent nous rejoint pour nous dire que oui il y a de la place, mais que c’est une chambre fumeur. Et faut se dépêcher, on n’est pas les seuls sur le coup. Le coup de la chambre fumeur, ça ne nous fait pas trop rêver. On demande donc à pouvoir voir la chambre (enfin plutôt sentir…). Le mec n’est pas trop chaud. Vu nos dégaines de pouilleux (une journée dans la Death Valley quand même) il nous dit bien que c’est pour une visite rapide, pas question d’aller aux chiottes ou de prendre une douche pour refuser ensuite la chambre. Apparemment, on a déjà du lui faire le coup.

L’odeur est supportable et de toute façon, on n’est pas très chaud pour continuer les recherches. Douche pour tous, séchage de chaussettes, etc… On repart à l’autre bout de la ville pour manger juste un « petit » burger rapido, le hot dog ne datant pas de très longtemps. Ensuite on se met en quête de trouver un bar. On a bien mérité un peu de détente.

Séchage made in LaurentSéchage ET facebook

 

 

 

 

 

Le choix n’est pas immense, on en voit 2. Pas le temps de faire demi-tour pour aller dans le bar qui nous tentait le plus, il est déjà fermé. On se rabat sur l’autre qui de toute façon était en face.
Il n’y a pas foule. Une bande de jeunes du coin joue à un drôle de jeu : une longue table en bois. Le but est de faire glisser des espèces de palets vers une zone. Chaque zone vaut des points. Bien sur, si tu pousses trop fort ton palet, il tombe. Tu peux aussi dégager ceux de l’adversaire. Tout ça glisse grâce à du sable fin. Bref, un genre de pétanque mixé avec du curling mais avec du sable.

Nous, on sera au bar. Le barman, plutôt du genre gringalet, comble Sylvestre de joie en ne lui faisant pas payer son coca (sans parler des « free refill »). On va même lui demander de démarrer la machine à fléchettes. On est pas bon mais ça nous occupe bien. Il y’a un juke box et j’en profite pour passer quelques morceaux. On reprend une tournée, on relance une partie.

Arrive un peu de monde, déjà entamé. Notamment 2 types avec des énormes chapeaux de cowboys. Accompagnés de filles en bottes. Bottes de cow girls je suppose. Les mecs devaient bien avoir 50 piges, ce n’étaient pas le cas de ces dames. D’ailleurs, l’une d’entre elle va me zapper mes crédits au juke box pour passer de la country. On a pas les mêmes goûts. Mais ce sera l’occasion d’avoir le titre et l’interprète d’un morceau entendu à la radio et qui a plu à toute l’équipe. (Je ferai un article sur les musiques entendues pendant le voyage plus tard).

Ca rigole fort, ça picole et nous on en profitera même pour tester le jeu des palets. Il n’y a plus que nous et le serveur qui nous demande si on veut une autre tournée. On accepte. 10 minutes après, le fourbe annonce qu’il va bientôt fermer ! On va donc modifier les règles du jeu pour écluser tout ça au plus vite. On aura quand même le droit à quelques conseils de la part du serveur sur notre prochaine étape, Yosemite Park. On peut les résumer ainsi : « les gars, si vous voulez de la bière, achetez en ici au supermarché parce que là bas, c’est super cher ».

Le jeu du palet (le sable rend mal)Bière, tequila et fléchettes

 

 

 

 

 

Le juke box est coupé (je me fais bien encore voler de 2 crédits !), il est temps d’y aller. On reprend notre voiture. Je rappel à notre aimable lectorat que nous avons parmi nous un pilote talentueux qui ne boit pas ! Au passage, on recroisera nos 2 cow-boys dans la rue en train de porter une des 2 filles. Nous nous saluerons tous respectivement avec moultes mouvements de mains et moultes beuglements.
Arrivé à l’hôtel, bah… On a un petit creux ! Ca tombe bien ! En face il y’a un Denny’s (juste là) et ils sont ouverts 24h/24 (on avait repéré ça au Denny’s à L.A., la veille du 6Flags).

Bah je peux vous dire qu’ils avaient pas l’air super heureux de nous voir. Enfin ils avaient pas l’air super heureux tout court. On a donc commander des bons gros burgers. La serveuse faisait un peu peur. Genre sorcière qui s’endormait debout. Je sais pas non plus si c’est une bonne idée de venir déranger un cuistot à 3h du mat’ pour lui demander un burger… Allez savoir ce qu’il vous mets en plus dedans… Mais on a apprécié notre « petit » encas.

Retour à l’hôtel. Apparemment, on donnait de la voix car quelqu’un à essayer de nous expliquer que c’était difficile de dormir… Ça a aussi été difficile pour mes camarades puisqu’apparemment je ronflais comme un porc un ogre.

- Aurélien

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